Chaque année depuis 1997, l’Association Souvenir de Charles
Exbrayat décerne le prix littéraire portant le nom de ce romancier stéphanois.
Après sélection de son comité de lecture,
(le critère de
sélection étant : “un livre qui aurait plu à Exbrayat”)
3 romans restent en
lice.
Le prix est décerné par les lecteurs de différentes
bibliothèques dont notre réseau du Pilat Rhôdanien.
Cette année 2023, après lecture des 3
romans, notre Association des Amis et Des Livres a organisé pour la première
fois, le samedi 23 septembre , au shed ,
une rencontre de lecteurs, afin de livrer nos impressions, débattre sur les
livres, argumenter sur le vote de chacun, et pourquoi pas essayer de
convaincre…
L’occasion d’un échange riche et convivial, que nous
essayerons de perpétuer car nous pensons que la lecture peut être un espace de
liberté et d’échange.
La semaine suivante, le prix Charles Exbrayat 2023 a été attribué à Rania Berrada
pour Najat ou la survie (Belfond)
A
la médiathèque sur les 20 votants ,
3 ont choisi:
Les petits meurtres du mardi,
9 Najat ou la survie
8 La promesse
Mais, qui était Charles
Exbrayat?
Charles
Exbrayat, né le 5 mai 1906 à Saint-Étienne et mort
le 8 mars 1989 dans la même ville, est scénariste et écrivain
En 1942, il publie deux
premiers romans, l'un ayant pour thème la Première
Guerre mondiale : Jules Matrat, où
ce jeune paysan, de retour du front, ne parvient pas à oublier le cauchemar des
tranchées et des morts, l'autre, Ceux de la forêt, qui traite de
l'exode rural.
Il a
publié ensuite plus de cent romans policiers, souvent à coloration humoristique, dans la collection « Le Masque », dont
certains sont adaptés au cinéma et à
la télévision. Il écrit également des romans d'espionnage, dont une quinzaine de titres en collaboration avec l'écrivain Jacques Dubessy sous le
nom de plume commun de Michael Loggan.
Deux rencontres ont déterminé
sa vie : le philosophe Alain lui enseigne le mépris des honneurs et l'homme
de théâtre Charles Dullin lui apprend à ne pas se soucier du succès. Comme
Exbrayat le déclare lui-même : « Le premier m'invita à penser,
le second à rêver ».